Valeurs
Notre fil est l’art comme support d’épanouissement personnel et social.
Nous nous prêtons à penser que l’art, sous toutes ses formes, porte un programme de cohésion sociale, et ce depuis la nuit des temps. Plus simplement, nous voulons semer de l’art pour récolter des esprits créatifs ; ceux-ci même qui rêveront de la société de demain.

Nous souhaitons que la culture résonne comme moteur de la diversité et de l’ouverture sociale. Créer de la différence, de la découverte pour enrichir l’esprit critique de chacun, telle est notre éthique. La pratique et le spectacle se veulent pour tous, nous proposerons des actions abordables et de proximité.
Nous voulons également offrir des espaces d’expression, pour développer des initiatives bénéfiques à l’épanouissement de chacun.
Il s’agit de développement social par l’action artistique, où l’humain est au centre de la recherche. L’art révèle nos sens, nos émotions, notre intellect, c’est le propre de l’Homme. Alors on lance une ode à l’humanité.
“Le théâtre est un point d’optique. Tout ce qui existe dans le monde, dans l’histoire, dans la vie, dans l’homme, tout doit et peut s’y réfléchir, mais sous la baguette magique de l’art.” Victor Hugo
L’Association La Paillasse Késako ?
Chacun y va de son interprétation, un peu de patois, de langue populaire et latine et on comprend : “la table, la paille, la botte de foin, un lit, la cabane, le paillasson, la chaise, le pain, le clown, la rigolade…”.
Nous, notre Paillasse, c’est un peu tout ça et ça nous fait rire. Pour l’histoire, un Paillasse c’est un clown, mais en français, et ce depuis qu’ils existent. On utilise également le même mot en Espagnol “Payaso” et “Pagliaccio” chez nos amis Italiens. Le clown, le cirque c’est notre point de départ artistique et il semble suivre le fil de cette fameuse toile.

Paillasse, ca fait également référence à la chaise, au banc, au lieu où l’on se pose, se repose pour regarder. On souhaite inviter le public à contempler sur notre paillasse. Car sans prétention, nous souhaitons que chacun, quelle que soit sa classe sociale, puisse s’asseoir et découvrir. À vocation artistique mais aussi sociale, nous souhaitons parler à la classe populaire et rendre la culture accessible en milieu rural. Pour être plus franc, la paille c’est le foin, ce sont nos agriculteurs.
Paillasse la table, ce sera notre espace de rencontre et d’échange artistique. Une autre allégorie pour nous inviter à prendre le temps de manger, boire un café et créer de la cohésion. Cette Paillasse nous permettra de nous rassembler, de réfléchir, de proposer et d’initier une certaine synergie.
L’HISTOIRE
L’histoire commence un peu avant les années 2000. Au cœur de la Lozère rurale, au carrefour entre l’Ardèche, la Haute-Loire et la Lozère, on découvre un joli village qui se nomme Saint Flour de Mercoire. Bruno et Julia se retrouvent au théâtre de l’Arentelle sous la neige, pour une rencontre européenne. L’ambition : créer un échange d’idées sur les arts de rue en milieu rural et urbain, un travail sur le thème des frontières et de la mobilité. C’est une amie commune (Cécile Laurans) qui nous réunit, renforce notre créativité et nous donne envie d’aller toujours un peu plus loin, un peu plus profondément, d’être un peu plus touchant . Elle a éveillé chez nous l’envie d’être authentique et nous a ouvert la voie des possibles.
Nous décidons de nous lancer dans un projet fou, acheter un théâtre et en faire un tiers lieu Artistique.
Sans suit, une année et demi effrénée! Spectacles, stages, rencontres…Nous développons des activités au sein du théâtre que nous louons. Nous créons un fonds de dotation La Barak, pour collecter les dons afin d’acheter le théâtre et qu’il devienne un espace des communs. Malheureusement, nos rêves était trop grands, nous n’avons pas pu récolter l’intégralité des fonds et acheter le lieu. Nous avons donc quitté les locaux à l’été 2024.

Bienheureusement, nous avons su créer des synergies et rencontres. Le travail engagé, nous a permis de fédérer des habitants et développer des pratiques artistiques pour tous.tes en milieu rural. C’est aujourd’hui, un maillage solide qui souhaite faire vivre l’art ! Nous continuons donc nos actions en itinérance en étant accueillis par des lieux partenaires.
PORTRAITS
Bruno Morera, le “payaso” éclairé et Julia Baggiani, l’éducatrice inspirée se prêtent à rêver.
BRUNO MORERA, c’est un réaliste qui rêve des improbables. Originaire de la région de Barcelone, au carrefour du cirque, clown, theatre, design et tourisme Gaudinien, j’ai commencé mon parcours de clown après avoir connu Jango Edwards. Premier pas, arrêter ma carrière d’ingénieur électronique.

Deuxième pas, partir en tournée avec Ser’part, quitter la stabilité pour devenir un nomade, et être à la recherche continu de rencontre avec des publics différents, divers et multiples. Avec Ser’p’art j’ai parcouru et rencontré des jeunes et des professionnels au Maroc, en Espagne, France, Italie, Autriche, Turquie, Algérie, Lituanie, Pologne…. Nous proposions d’offrir des ateliers nomades de découverte et d’approfondissement dans les arts du cirque, du clown, de la musique et de la danse… Le but : découvrir avec eux, ensemble, la joie du spectacle vivant, de la vie spectaculaire. En parallèle, j’ai développé ma carrière de clown et marionnettiste en solitaire, développant un langage très poétique, assez intime, fortement bizarre et tendre. A moitié installé en Corrèze, j’ai toujours un pied dans le voyage, en cherchant l’Aventure finale, la toile d’araignée qui va m’attraper, comme un labyrinthe tissé d’infinies fils d’Ariane, qui m’amènerait vers l’intérieur… plus profond, plus difficile, plus humain.

JULIA BAGGIANI, c’est une utopiste qui rêve d’humanisme. Originaire des Hautes Pyrénées, pays de grands froids également, j’ai fait mes premières écoles en quartier dit prioritaire. C’est là que l’histoire débute, c’est là que la diversité et la multi-culturalité m’ont embarqués sur la voie de la rencontre.
Après un baccalauréat littéraire, option arts plastiques, et des années de théâtre; je m’envole pour Toulouse où j’étudie la sociologie. Je finis ma licence dans le sud à Montpellier, en m’interrogeant sur les possibilités d’insertion sociale pour les jeunes de quartier face à l’exclusion géographique. Pour aller plus loin, je rentre à l’IRTS de Montpellier pour me former au métier d’éducatrice spécialisée. Après plusieurs expériences, je m’attache à une association de quartier à vocation culturelle. J’y exerce le métier de coordinatrice pédagogique, j’y acquiers bon nombre de compétences (montage de projet, organisation de festival, suivi de subventions, création de partenariats etc). Aujourd’hui, je souhaite continuer ce travail de tissage et de rencontre par la culture . Le projet de La Paillasse, parle d’un monde où la culture rassemble, où l’on sème des valeurs de partage et de curiosité. Je souhaite y participer pour faire vivre un lien social de territoire via la diversité artistique (locale, nationale et internationale).